Marie Hélène Pioche

Biographie



Photo de Marie Hélène

Ce qui me semble, en revanche, très "humain", c'est de cultiver ainsi la paix, la concentration, le plaisir. Outre la thérébenthine et l'huile de lin, c'est bien là mon "liant essentiel" : le PLAISIR de peindre. Il est le fil conducteur. Je ne cherche pas à suivre un courant de peinture, c'est ma peinture qui suit le courant de mon rythme intérieur.

Je dessine et je peins depuis que je sais tenir crayons et pinceaux. Très tôt, j'ai réalisé détenir avec ce simple matériel, un moyen extraordinairement efficace et discret pour m'extraire des contraintes du réel: J'étais une enfant studieuse, sérieuse.

Dessiner c'était entrer dans mon monde "inutile" et sacré.

Dans ma famille, il n'y a pas de précédent connu de vocation artistique. Ceci explique en partie l'épanouissement relativement tardif de la mienne. J'ai cru longtemps que, pour n'être pas passée par la case ENSBA (Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts), mon désir d'expression artistique demeurerait un aimable loisir. Pourtant, grâce à cette orientation contrariée, j'ai échappé à l'influence des enseignants frais émoulus de mai 68, inconscients à l'époque, d'être corsetés dans leurs diktats révolutionnaires, autant que l'avaient été leurs ainés dans leurs académismes.

De 1993 à 1999, j'ai travaillé en atelier avec le peintre ADEK. Cette époque est celle de mes drapés. C'est lui également, qui m'a donné l'idée de faire dialoguer différents ages et styles au sein d'une même oeuvre.

J'observe. Notamment comment la lumière s'amuse avec la couleur. Comment elle se pose sur les êtres et les choses , et en révèle l'âme. Je m'inspire également à la source des Maîtres. Je me passionne pour leur style et leur biographie, pour la place que l'oeuvre a prise dans leur vie, la place de cette oeuvre dans le temps et jusqu'à nous. C'est ainsi que je travaille en autodidacte.

Je suis née en Septembre 1955. Je vis entre le Poitou et le Berry.

J'expose régulièrement à Paris, en France et à l'étranger.


Le vieil homme et l’enfant

Sur un fond de ciel bleu l’horizon indistinct
Trace une perspective ouverte dégagée
Aux pas d’un jeune enfant de son grand-père âgé
Qui caresse sa joue le regard au lointain

Ils marchent doucement sur un estran déteint
l’avenir à construire est déjà partagé
Par les liens familiaux ils se voient engagés
Leur alliance est scellée pour forger leur destin

«Nous...plus forts» dit l’enfant pleinement rassuré
Par cette affection pure empathique éclairée
Transmettant les leçons d’une vie dévoilée

Ainsi fut Nicomaque aimé par Aristote
Qui lui dédia son œuvre éthique inégalée
Hommage au petit-fils érigé en mascotte

Tania Pétille -Avril 2017 -

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